• Deux petits textes tirés de "L'écharde au coeur" par Alexandra Cortes ("la pensée universelle")

    Alexandra Cortès est née à Paris en 1947. Très jeune elle sentit naître en elle l'amour de la plume, le besoin de confier à un cahier d'écolier ses joies et ses peines. 24 ans déjà, pourtant l'enfance est encore si proche et c'est par ses yeux que nous pouvons découvrir ici le trait principal de l'auteur : la tendresse. Même si à celle-ci se mêle parfois un peu d'amertume n'y voyons là qu'une forme d'amour où la sincérité est mise à dure épreuve aujourd'hui.

     

    La solitude sfenech

    Longue silhouette, pauvre esseulée,

    Les quais de brumes et les gares

    Sont ton refuge, pauvre exilée

    Des coeurs qui s'aiment sans égard

    Pour la palotte infortunée.

    Ouvre mon coeur, il t'attendait !

    Viens sans façon, car je préfère

    A leurs mensonges indiscrets

    La Solitude des âmes fières. 

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    Sans titre :

     

    Le poete dit : 

    " Tiens, l'oiseau-printemps

    Est de retour

    Le mois de Mai n'est plus très loin

    Il fera beau demain

    J'ai vu l'oiseau-beaux-jours."

     

    L'enfant demande :

    "Verrons-nous Primevère

    Refleurir dans les bois

    Et Cou-cou et Pic-vert,

    Les verrons-nous, dis-moi ? " 

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    Le poète répond :

    "Tu pourras même dans l'eau claire, 

    Si ton coeur sait aimer et se taire,

    Voir l'oiseau-vie semer la graine

    Sur chaque fleur sans perdre haleine

               

    Et si tu sais voir mieux encore,

    Aux premiers froids qui s'en viendront,

    Tu trouveras un oiseau mort,

    C'est l'hirondelle, l'oiseau-saison...

     

     


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