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La solitude 
Longue silhouette, pauvre esseulée, Les quais de brumes et les gares Sont ton refuge, pauvre exilée Des coeurs qui s'aiment sans égard Pour la palotte infortunée. Ouvre mon coeur, il t'attendait ! Viens sans façon, car je préfère A leurs mensonges indiscrets La Solitude des âmes fières.

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(Sans titre)
Le poète dit :
" Tiens, l'oiseau-printemps Est de retour Le mois de Mai n'est plus très loin Il fera beau demain J'ai vu l'oiseau-beaux-jours."
L'enfant demande :
"Verrons-nous Primevère Refleurir dans les bois Et Cou-cou et Pic-vert, Les verrons-nous, dis-moi ? "

Le poète répond :
"Tu pourras même dans l'eau claire, Si ton coeur sait aimer et se taire, Voir l'oiseau-vie semer la graine Sur chaque fleur sans perdre haleine
Et si tu sais voir mieux encore, Aux premiers froids qui s'en viendront, Tu trouveras un oiseau mort, C'est l'hirondelle, l'oiseau-saison...

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